IA

Comment j’ai hacké la liste d’attente de ma box de CrossFit avec l’IA (et pourquoi ça a changé mon regard sur le code assisté par IA)

Traduit de l’anglais avec l’aide d’une IA. Lire l’original

CTO, je ne code presque plus, et je n’aurais jamais cru me remettre à développer une application de zéro… jusqu’à ce que mon addiction au CrossFit et l’IA unissent leurs forces. Voici comment l’IA générative m’a permis de faire passer mes chances d’obtenir une place dans les cours de CrossFit les plus demandés de 20% à 90%.

Le problème : la galère des réservations

Depuis deux ans, je me bats avec le système de réservation de ma box de CrossFit. Les cours sont pris d’assaut : il faut réserver jusqu’à 14 jours à l’avance. Vous avez raté le coche ? Bienvenue dans l’enfer de la liste d’attente, souvent longue de 15 personnes pour les créneaux tant convoités de l’après-boulot.

Le hic : je suis incapable de m’organiser à l’avance. Mon seul espoir, c’était de bondir sur les notifications d’annulation, mais même mon pouce ultra-rapide n’y suffisait pas. Pourquoi ? Les notifications push arrivaient avec jusqu’à une minute de décalage d’un utilisateur à l’autre. Même en cliquant dans la seconde, je ratais la place 80% du temps.

Le déclic

J’ai codé pendant une dizaine d’années avant de m’éloigner du clavier, et je savais qu’il y avait forcément mieux à faire. La solution était évidente : pourquoi attendre des notifications push en retard, alors que je pouvais interroger directement l’API (qui n’est d’ailleurs pas publique) ? Seul bémol : si le principe était simple, le paysage du développement avait beaucoup changé depuis l’époque où je codais.

L’IA entre en scène : un binôme de code inattendu

La semaine dernière, j’ai décidé de mettre à l’épreuve tout ce battage autour du « code assisté par IA » que je voyais passer sur les réseaux sociaux. Armé de Cursor et de Claude, je me suis lancé dans mon plan diabolique pour optimiser ma vie de sportif.

Le processus a été fascinant :

  1. J’ai commencé petit, en demandant à l’IA de créer une interface qui affiche les cours disponibles, le nombre de participants et la longueur des listes d’attente
  2. J’ai extrait les appels réseau (.HAR) de l’application web officielle et je les ai donnés à Claude
  3. En moins d’une heure, j’ai eu mon premier moment « waouh » : ce qui m’aurait pris 4 heures avec ma stack habituelle, je l’ai fait en terrain inconnu (Astro et React)

Retour sur terre : l’IA n’est pas magique, c’est un partenariat

Travailler avec l’IA n’a pas été un long fleuve tranquille :

  • Parfois, c’était comme travailler avec un enfant brillant mais distrait
  • Elle oubliait le contexte (« Tu as généré du React pur, mais on est dans un projet Astro, tu te souviens ? »)
  • Ajouter une fonctionnalité pouvait en casser une autre (il faut croire que l’IA a quelques travers de développeur bien humains 😅)

La clé, c’était d’apprendre à lui fournir le contexte efficacement, en partageant des fichiers précis ou tout le périmètre du projet, pour obtenir des solutions cohérentes.

Le point de vue du CTO : une prise de conscience décisive

Cette expérience a transformé ma vision des outils d’IA dans le développement. Une partie de mon équipe utilise déjà GitHub Copilot ou Cursor, mais c’est ce projet perso qui m’a révélé le vrai potentiel du développement assisté par IA. Il ne s’agit pas de remplacer les développeurs, mais de former un vrai binôme avec les outils d’IA.

Ce que j’en retiens

  1. Des besoins clairs, ça compte : l’IA a besoin d’un périmètre et d’attentes bien définis
  2. Le contexte est roi : le facteur limitant, c’est souvent la communication humaine ; une demande floue donne un résultat flou
  3. Accepter le changement : la tech évolue sans cesse ; les concepts fondamentaux restent, mais les outils et les frameworks changent
  4. L’IA comme levier : elle peut aider les développeurs expérimentés à travailler plus efficacement avec des technologies qu’ils ne connaissent pas.

Pour les développeurs expérimentés, l’IA peut vraiment changer la donne : elle leur permet de travailler bien plus vite, même avec des technologies qu’ils ne maîtrisent pas.

Pour les développeurs juniors, c’est un formidable outil d’apprentissage, qui accélère leur compréhension des nouvelles technologies. Il y a toutefois un revers : trop s’appuyer sur l’IA pourrait les empêcher d’acquérir des compétences essentielles et de comprendre en profondeur ce qui se passe « sous le capot ».

Pour les profils non techniques, en 2024, il est sans doute encore un peu tôt pour créer de zéro du code pleinement fonctionnel sans bases techniques. En revanche, l’IA est une excellente aide à la communication : elle leur permet d’exposer leurs idées aux développeurs avec plus de clarté et de précision. À l’heure actuelle (et cela pourrait changer), je ne vois pas l’IA remplacer les développeurs : ce projet m’a demandé de mobiliser mon expérience et mes connaissances.

P.-S. : mon plan diabolique a-t-il fonctionné ? Absolument. Mon taux de réussite pour décrocher les créneaux de CrossFit libérés par une annulation est passé de 20% à 100%. Surtout, je n’ai plus besoin de rester sur le qui-vive en permanence, prêt à me jeter sur mon téléphone à la moindre notification d’annulation. Parfois, les meilleurs projets de code naissent d’un besoin égoïste !


Cet article a été écrit par Tristan Bessoussa, CTO chez Wamiz (Nestlé), où j’explore des façons de marier la technologie et les solutions concrètes… quitte à détourner le système pour mieux m’entraîner ! 💪

Cet article a ensuite été amélioré par l’IA, et si vous l’avez lu jusqu’au bout, c’est que l’IA écrit mieux que moi

  • Infra 14
  • PHP/Symfony 4
  • Outils de dev 3
  • IA 1

Article 22 sur 22Tous les articles